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# Représentation de base
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## Pourquoi et comment le monde devient numérique ?
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L'adjectif « __Numérique__ » vient du latin « _numerus_ » (« nombre », « multitude ») et signifie « représentation par nombres ». Il s'oppose au calcul analogique ou littéral (par lettre).
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### Définition
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> Le nom __numérique__ désigne maintenant les technologies de l'information et de la communication. On parlera de numérisation l'opération de transformation vers ces technologies numériques. Dans d'autres langues, nous parlerons de digital.
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Les grandeurs numériques n'existent pas à l'état naturel. Le numérique est une pure invention humaine !
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La numérisation est le procédé permettant la construction d'une représentation discrète d'un objet du monde réel. Elle consiste donc à coder une information (texte, son, image, force...) sous la forme d'un ensemble de nombres (nous parlerons de forme numérique). Cette opération amène à une convergence des informations qui sont à l'origine totalement différentes. Ces informations pourront être manipulées, traitées, transmises et stockées par un système numérique.
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Les données de base sont représentées selon un __codage__ dépendant de leur nature : entiers, flottants, caractères et chaînes de caractères, ...
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### Définition
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> Le __codage de l’information__ concerne les moyens de formaliser l'information afin de pouvoir la manipuler, la stocker ou la transmettre. Il ne s'intéresse pas au contenu mais seulement à la forme et à la taille des informations à coder.
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### Anecdote : 11 millions de bits par seconde
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Puisque le codage ne s'intéresse ni au contenu ni à la nature de l'information, mais seulement à sa **taille**, on peut mesurer en bits absolument n'importe quel flux d'information — y compris celui qui entre dans un cerveau humain.
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Les estimations de Tor Nørretranders (_The User Illusion_, 1991) donnent, pour l'ensemble de nos capteurs sensoriels, un débit total d'environ **11 millions de bits par seconde** :
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| Sens | Débit estimé |
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| ------- | ------------------- |
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| Vue | ≈ 10 000 000 bit/s |
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| Toucher | ≈ 1 000 000 bit/s |
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| Ouïe | ≈ 100 000 bit/s |
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| Odorat | ≈ 100 000 bit/s |
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| Goût | ≈ 1 000 bit/s |
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Or de ce déluge, nous ne devenons **conscients** que de quelques dizaines de bits par seconde : Nørretranders avance 16 à 40 bit/s, et un article de 2024 (Zheng & Meister, _The Unbearable Slowness of Being_) descend même à une dizaine de bit/s. Autrement dit : il entre en permanence environ **un million de fois plus** d'information que ce dont nous nous apercevons.
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> ⚠️ Ces valeurs sont des **ordres de grandeur estimés**, pas des mesures : elles viennent de l'application de la théorie de l'information à la physiologie, et les chercheurs en discutent encore les détails. Ce qui compte ici n'est pas le chiffre exact, c'est l'écart énorme entre l'entrée et la sortie — et surtout le fait qu'on puisse **poser la question en bits**.
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C'est précisément le projet de cette séquence : pour chaque type d'information, trouver une représentation qui tienne dans un nombre **fini** de bits.
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L'objet de cette séquence est de répondre à la question : __Comment sont codées les données dans une machine ?__
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Cette séquence se décompose en 5 chapitres :
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- [Chapitre 1 : Représentation d'un entier naturel](./chapitre_1/)
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- [Chapitre 2 : Représentation d'un entier relatif](./chapitre_2/)
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- [Chapitre 3 : Représentation d'un flottant](./chapitre_3/)
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- [Chapitre 4 : Représentation d'un booléen](./chapitre_4/)
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- ##### [Chapitre 5 : Représentation d'un texte](./chapitre_5/)
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